à la Juventus, Blaise Matuidi court toujours

à la Juventus, Blaise Matuidi court toujours


L’international français raconte au « Monde » la rigueur et l’obsession de la victoire qui caractérisent la Juventus Turin, avant son huitième de finale de Ligue des champions contre l’Atlético Madrid.

Par Rémi Dupré Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 06h37

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Blaise Matuidi, milieu de terrain français évoluant à La Juventus Turin depuis 2017, aux abords du Musée du cinéma de Turin, le 29 mars 2018.
Blaise Matuidi, milieu de terrain français évoluant à La Juventus Turin depuis 2017, aux abords du Musée du cinéma de Turin, le 29 mars 2018. SEBASTIEN LEBAN / PRESSE SPORTS

Tout donner. Encore. Même à 31 ans et avec une carrière déjà bien remplie. Blaise Matuidi l’assure : « J’ai encore le coffre. Je ne suis pas en train de compter les jours. Je ne me sens pas fatigué. » Tout juste celui qui affiche une impressionnante carrière, entamée à Troyes il y a quinze ans, concède-t-il avoir eu un petit moment d’interrogation après le sacre mondial avec l’équipe de France de football en juillet 2018, en Russie.

Le milieu de terrain des Bleus, bluffant en Russie dans une position d’ailier à laquelle il n’était pas habitué, aurait pu mettre alors un terme à sa carrière internationale. « Honnêtement, ça m’a traversé l’esprit. Mais un temps très court », sourit l’intéressé, rencontré fin janvier au centre d’entraînement très sécurisé de son club, la vénérable Juventus Turin, qui affronte l’Atlético Madrid mercredi 20 février, en huitième de finale aller de la Ligue des champions.

« Quand on joue à la Playstation avec mon fils et que la première équipe qu’il veut prendre, c’est l’équipe de France et, la deuxième, c’est la Juve, tu te dis : il faut rester sur les deux. J’ai envie de ressentir cette émotion encore quelques années », avance le joueur.

Cette quête d’« émotion » passe, pour lui, par deux trophées : une Ligue des champions et l’Euro 2020, organisé dans douze villes du Vieux Continent. C’est l’appel de la C1 qui a conduit Blaise Matuidi à rallier Turin en 2017, quittant un Paris-Saint-Germain où il avait passé sept ans (2011-2017) à lustrer l’entrejeu et à tomber, au mieux, en quarts de finale de la compétition.

« Ici, on te met ça dans la tête : on veut tout rafler »

« Quand tu passes longtemps dans un club, pendant de nombreuses années, tu as un peu l’impression de stagner. J’avais besoin de découvrir autre chose, de franchir un cap sur le plan de la culture tactique, aussi pour ma vie personnelle », explique ce père de famille qui, après un passage par Saint-Etienne, a vu sa carrière s’envoler sous le règne de l’Italien Carlo Ancelotti au PSG.

Paris l’avait laissé partir à l’été 2017, comme convaincu que ses meilleures heures étaient derrière lui et que son départ était nécessaire pour faire éclore l’enfant du club Adrien Rabiot. Double erreur : à Turin, Matuidi s’impose et pousse sur le banc le vice-capitaine Claudio Marchisio, tandis qu’à Paris, Rabiot renâcle à jouer à un poste de milieu défensif qu’il estime ne pas être le sien.



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