appel à une « grande manifestation » le 14 novembre à Paris

appel à une « grande manifestation » le 14 novembre à Paris


Médecins, chefs de service, infirmiers et internes se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail et un système à bout de souffle, « asphyxié par la contrainte budgétaire ». Objectif : agréger les différentes colères pour obtenir un plan d’urgence.

Par Publié aujourd’hui à 06h19

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Manifestation du personnel hospitalier à Paris, le 26 septembre.
Manifestation du personnel hospitalier à Paris, le 26 septembre. SAMEER AL-DOUMY / AFP

Médecins, chefs de service, infirmiers, internes… Quelque 400 salariés de l’hôpital public ont assisté, jeudi 10 octobre, à la faculté de médecine de la Pitié-Salpétrière, à Paris, à la première assemblée générale du collectif Inter Hôpitaux (CIH), une structure née dans le sillage du collectif Inter Urgences, qui représente les 260 services d’urgences en grève à travers le pays.

But de ce rassemblement transcatégoriel sans précédent depuis plus de dix ans : agréger les différentes colères qui agitent un hôpital public épuisé par des années de restriction budgétaire et obtenir un « plan d’urgence » avec « un financement à la hauteur des besoins de santé de la population ». « Nous sommes à la croisée des chemins, c’est la dernière chance de sauver l’hôpital public auquel nous croyons tous et qui meurt asphyxié par la contrainte budgétaire », a fait valoir Antoine Pelissolo, chef de service en psychiatrie à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne).

Quelques jours après l’annonce par la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn d’une hausse de l’enveloppe budgétaire pour l’hôpital public limitée à + 2,1 % en 2020, alors que l’augmentation naturelle des « charges en soins » est supérieure à 4 %, les membres du collectif ont souhaité engager un rapport de force avec le gouvernement afin d’obtenir « des budgets supplémentaires et non se limiter à des redéploiements de financements existants », comme cela a été le cas pour les 750 millions d’euros sur trois ans récemment promis par le gouvernement en réponse à la crise des urgences.

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Et pour alerter sur « l’effondrement » du système hospitalier, plus question de se contenter de tribunes incantatoires dans la presse ou de lettres ouvertes au chef de l’Etat.

Le principe d’une grande manifestation de tous les personnels hospitaliers, le 14 novembre à Paris, a été voté à l’unanimité. « Toutes les conditions sont réunies pour que ce mouvement prenne de l’ampleur », estime Anne Gervais, membre du comité de coordination du CIH. « Ces derniers mois, on cherchait l’étincelle qui allait allumer l’incendie », ajoute Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et représentant de la CGT-Santé, qui rappelle sa demande d’un Objectif national de dépense de santé d’au moins 5 %. Un « préalable », selon lui.

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