Dans la Nièvre, 2 000 personnes manifestent pour sauver la clinique de Cosne-Cours-ur-Loire

Dans la Nièvre, 2 000 personnes manifestent pour sauver la clinique de Cosne-Cours-ur-Loire



La clinique du Nohain a été placée en redressement judiciaire. Son propriétaire, le groupe Kapa Santé, est impliqué dans une enquête pour abus de biens sociaux.

Publié aujourd’hui à 20h55

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La mobilisation s’amplifie à Cosne-Cours-sur-Loire, dans la Nièvre, pour protester contre la fermeture de la clinique du Nohain en redressement judiciaire. Plus de 2 000 personnes – membres du personnel, habitants ou élus – ont défilé samedi 23 novembre, selon les organisateurs et des gendarmes. Ils étaient 1 500 le samedi précédent dans cette ville de 10 000 habitants.

Comme l’explique à France 3 l’une des 90 employés de la clinique, « Si la clinique ferme, les habitants devront se rendre à Nevers dans la Nièvre, à Gien dans le Loiret ou à Bourges dans le Cher, soit 70 km à parcourir pour se faire soigner ».

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Des loyers qui ont grevé les comptes

Le tribunal de commerce de Nevers avait placé cette clinique lundi en redressement judiciaire, refusant la liquidation demandée par le groupe Kapa Santé, propriétaire de l’établissement, soupçonné par ailleurs d’avoir « appauvri » la clinique dans le cadre d’une enquête pour abus de biens sociaux.

Une enquête préliminaire a ainsi été ouverte dès juin 2018, portant sur une « SCI (société civile immobilière) ayant acquis les murs de la structure dans des conditions dont la légalité pouvait être mise en cause », a annoncé vendredi le parquet de Nevers dans un communiqué. 

« Les loyers annuels dus par la clinique à la SCI sont susceptibles d’avoir lourdement grevé les comptes » de l’établissement, qui « a rencontré depuis plusieurs années des difficultés économiques pouvant avoir été aggravées par les choix opérés par les dirigeants de Kapa Santé ». La saisie conservatoire pénale de l’ensemble immobilier abritant l’activité de la clinique a été ordonnée mercredi par la justice.

La maternité suspendue fin 2017, la chirurgie en novembre 2019

L’Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté avait suspendu mi-novembre l’activité de chirurgie de cette clinique en raison de « manquements » à la sécurité, donnant un délai de six mois à l’établissement pour remédier aux dysfonctionnements. Le propriétaire avait alors annoncé vouloir fermer complètement la clinique. Peu après, l’ARS avait indiqué chercher une solution de reprise.

L’établissement avait déjà vu sa maternité suspendue, fin 2017, en raison du manque de personnel, avant qu’elle soit définitivement fermée quelques mois plus tard, remplacée par un centre périnatal de proximité.

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