de Ben Barek à Salah, entre passion et histoires

de Ben Barek à Salah, entre passion et histoires



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Jusqu’au 21 juillet à l’Institut du monde arabe à Paris, l’exposition “Foot et monde arabe” retrace les histoires bouleversantes de sociétés en proie aux démons de l’identité et raconte leurs espoirs tenaces de délivrance.

Point commun entre le Français Zinedine Zidane, le Marocain Larbi Ben Barek et l’Égyptien Mohamed Salah ? Le football, bien sûr. Le rêve, aussi. Et le monde arabe, dans la diversité de ses composantes sociales et confessionnelles, et dans sa relation tumultueuse avec la France.

Pour rappeler ce lien, et à l’approche du Mondial féminin de football en France (7 juin-7 juillet) et de la Coupe d’Afrique des nations en Égypte (21 juin-19 juillet), l’institut du Monde arabe à Paris propose une plongée à la fois piquante et savoureuse dans cette magie, ou ce délire, du ballon rond dans le monde tourmenté des sociétés arabes.

Passion et ferveur, entre espoirs et désillusions, l’exposition “Foot et monde arabe, la révolution du ballon rond”, remonte le temps pour fouetter les mémoires, raconter des exploits et fixer des événements. Dans cette partie du monde, le football est bien plus qu’un sport. Dans les rues bouillantes du Caire ou de Casablanca, autant que dans les ruelles labyrinthiques de Beyrouth ou de Bagdad, il est souvent question de délire et d’outrance. D’espoir et de rêve. Parfois de tension et de guerre.

Jusqu’au 21 juillet, la “révolution du ballon rond” rend hommage aux artistes, aux magiciens du football de ces pays si proches si lointains. Histoire de ne point oublier que l’enfant de Casablanca Larbi Ben Barek aura porté le maillot tricolore pendant plus de quinze ans, de 1938 à 1954. Que l’enfant d’immigré algérien Zinedine Zidane a conduit les Bleus à leur premier sacre mondial en 1998. Que le “petit” Kylian Mbappé, aux racines à la fois françaises, camerounaises et algériennes, a offert à sa patrie sa deuxième étoile en 2018 sur le sol de Russie.

Onze histoires emblématiques

On y rencontre également le monument stéphanois Rachid Mekhloufi, qui conte l’épopée mémorable de “son” équipe du FLN algérien. Ou Mohamed Salah qui rappelle la grandeur pharaonique d’une Égypte s’apprêtant à accueillir l’Afrique du football dans son autre hégémonique.

Mais l’exposition de l’IMA ramène aussi le visiteur dans la dure confrontation du football avec la triste réalité de certaines sociétés. Ainsi de ce Liban de la deuxième moitié du XXe siècle, où le club de Nejmeh a tenté, malgré l’intrusion politique incessante, de porter l’idéal multiconfessionnel d’un pays où la religion détermine tout, ou presque. Ainsi de ces territoires palestiniens qui aspirent au rêve en dépit de la colonisation.

Au final, “Foot et monde arabe, la révolution du ballon rond” est un ensemble de onze “histoires emblématiques”, comme le revendique l’organisateur. Des histoires, et des trophées, souliers de foot, maillots, photographies, documentaires et interviews. Une scénographie immersive ouvrant la porte à “onze épopées humaines de joueurs et de supporters dans le monde arabe”.

Enfin, il est aussi question de l’essor du football féminin en Jordanie et d’un centenaire, celui de la Fédération française de football. Cent ans de sollicitude, “de passion et d’émotion”.


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