En Bretagne, un « Brexit Tour » pour sensibiliser les entrepreneurs

En Bretagne, un « Brexit Tour » pour sensibiliser les entrepreneurs


Le Royaume-Uni constitue le troisième investisseur étranger dans la région et le troisième débouché des sociétés bretonnes pour l’export.

Par Nicolas Legendre Publié hier à 09h07

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Champ de choux-fleurs, à Cancale (Ille-et-Vilaine), en septembre 2014.
Champ de choux-fleurs, à Cancale (Ille-et-Vilaine), en septembre 2014. DAMIEN MEYER / AFP

Une trentaine d’acteurs de l’économie locale. Deux expertes chargées de détailler les effets potentiels du Brexit. Deux heures d’échanges. Un sentiment partagé : l’incertitude. Mardi 26 février avait lieu, à Brest (Finistère), l’une des huit réunions du Brexit Breizh Tour organisé, jusqu’au 8 mars, par l’association Bretagne commerce international (BCI), émanation du conseil régional de Bretagne et des chambres de commerce et d’industrie. Les thématiques abordées, ainsi que les interrogations formulées, ont offert un aperçu des conséquences concrètes d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).

En Bretagne, environ 600 entreprises entretiennent des relations commerciales avec le Royaume-Uni. Le voisin insulaire, situé à moins de 200 kilomètres des côtes armoricaines, constitue le troisième investisseur étranger dans la région et le troisième débouché des sociétés bretonnes pour l’export.

Dès 2016, peu après le référendum sur le Brexit, les collectivités locales ont sonné le branle-bas. Le conseil économique et social régional a été chargé de rédiger un rapport afin « d’objectiver les conséquences possibles du Brexit pour la Bretagne ». Une première série de réunions consacrées aux entrepreneurs a été organisée en 2017. La mobilisation s’est accentuée après le 15 janvier, quand les députés britanniques ont rejeté l’accord de sortie de l’UE négocié entre Bruxelles et le gouvernement de Theresa May. « Pendant un certain temps, les négociations laissaient penser que le Royaume-Uni pourrait rester dans le marché commun, explique Martin Meyrier, vice-président (PS) du conseil régional de Bretagne chargé de l’économie. Mais on a vu progressivement qu’un Brexit “dur”, qui a longtemps paru hypothétique, était en fait possible. »

« Des emmerdements en plus… »

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Début février, un numéro vert consacré aux acteurs économiques bretons a été mis en place. Le Brexit Breizh Tour a commencé quelques semaines plus tard. Lors de l’escale brestoise, le profil des personnes présentes témoignait des fondamentaux de l’économie locale, dans sa partie concernée par l’international. Industrie et commerce agroalimentaire étaient surreprésentés. Fabricants de groupes électrogènes, responsables de coopératives légumières, importateurs de silos : tous vendent ou achètent au Royaume-Uni. Certains ont beaucoup à perdre.

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