L’Association des médecins urgentistes de France rejoint la grève

L’Association des médecins urgentistes de France rejoint la grève



Le mouvement mené depuis près de six mois par des personnels paramédicaux est ainsi rallié par une première organisation de médecins.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 16h49

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Les rangs de la grève des urgences n’en finissent pas de grossir, et il s’agit d’un soutien de poids. L’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) a annoncé, jeudi 12 septembre, rejoindre le mouvement mené depuis près de six mois par des personnels paramédicaux, qui est ainsi rallié par une première organisation de médecins.

« On n’est pas du tout d’accord » avec les mesures dévoilées lundi par le gouvernement et chiffrées à 750 millions d’euros jusqu’en 2022, a ainsi annoncé devant la presse le président de l’AMUF, Patrick Pelloux, accompagné d’Hugo Huon, responsable du collectif Inter-Urgences à l’origine de la grève. « Cet argent est totalement inadapté », a-t-il ajouté.

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« Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève », a déclaré M. Pelloux, lançant « un appel aux autres syndicats [de médecins hospitaliers] pour qu’ils prennent leurs responsabilités ».

« Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu’on a depuis des années », s’est agacé M. Pelloux, déplorant notamment le futur « service d’accès aux soins » promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, « irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les SAMU ». « On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres », a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de « la problématique globale de l’hôpital ».

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Vers une extension du mouvement à tous les services ?

« L’entrée des médecins en grève nous ouvre de nouvelles possibilités pour marquer la contestation », s’est félicité Hugo Huon, qui souhaite une extension du mouvement à tous les services hospitaliers.

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L’AMUF s’associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre, a précisé M. Pelloux.

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Le plan de « refondation » des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn prévoit également des « admissions directes » sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure « gestion des lits » disponibles dans les hôpitaux.

Mais pas les revalorisations salariales de 300 euros net mensuels ni les lits et effectifs supplémentaires réclamés par le collectif, qui a voté mardi la poursuite du mouvement. D’après l’Inter-Urgences, 250 services étaient en grève mardi.

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