Le sport-santé, futur héritage des JO de Paris 2024

Le sport-santé, futur héritage des JO de Paris 2024


Enfants sur un parcours d'accrobranche, dans le Jura.
Enfants sur un parcours d’accrobranche, dans le Jura. Denis Bringard / Biosphoto

10 000 pas et plus. Une séance matinale collective de marche avec bâtons dynamiques (bungypump) le long de l’océan, une série de quiz où le public est invité à répondre en faisant des mouvements, une pause yoga-santé d’une heure… Dans un colloque sport-santé, la lutte contre la sédentarité et l’incitation à bouger ne sont pas seulement omniprésents dans les discours. Ainsi, ce vendredi 29 novembre, lors des 10es rencontres de Biarritz, l’une des villes emblématiques du sport-santé en France, c’est assis sur des ballons d’exercice que Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des JO de Paris 2024, et Marie Barsacq, sa directrice « impact et héritage », ont présenté leur stratégie pour faire bouger plus la population.

Un adulte sur deux ne déclare aucune activité physique, et un sur deux est en surpoids

« Je pense que, dans ce pays, le sport n’occupe pas la place qu’il devrait », a regretté le triple champion olympique de canoë, soulignant les chiffres alarmants de l’inactivité. Si les données synthétisées par l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps) pour Paris 2024 ne sont pas inédites, elles devraient nous faire bondir de notre chaise : un adulte sur deux ne déclare aucune activité physique, et un sur deux est en surpoids. Quant aux ados, 20 % sont en surpoids et 87 % sont inactifs, plus que la moyenne mondiale. L’activité physique est pourtant médaille d’or des traitements, réduisant par exemple de 58 % les risques de diabète de type 2, de 30 % ceux de dépression, de 25 % ceux de cancer du sein et d’accidents vasculaires cérébraux.

Au-delà des Jeux de 2024, pendant lesquels des mass event permettront au public de participer à des épreuves telles que le marathon, l’ambition du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) est de mettre plus de sport et d’activité physique dans le quotidien des Français. Un défi qui nécessite des actions à tous les niveaux et un travail en réseau. Ainsi, toutes les collectivités territoriales qui souhaitent participer à la dynamique et faire davantage bouger leurs habitants peuvent candidater à un label : Terre de Jeux 2024. Il s’agit aussi d’accompagner les clubs sportifs pour qu’ils sortent de leurs terrains de jeux habituels et aillent vers les écoles, les entreprises, l’espace public…

L’expérimentation « Classe active »

Les enfants sont une cible prioritaire. « Un jeune qui n’a pas reçu d’éducation au sport avant l’adolescence ne s’y mettra pas. L’école est le meilleur endroit pour toucher tous les enfants, c’est le lieu où on doit apprendre à lire, à écrire, à compter mais aussi à bouger », insiste Tony Estanguet. Alors que les trois heures hebdomadaires obligatoires de sport en primaire sont loin d’être une réalité, il souhaite une pratique quotidienne de trente minutes. Dès la rentrée 2020, une expérimentation en ce sens, « Classe active », sera menée dans 200 classes, avec une évaluation des effets sur la forme de ces 5 000 élèves. Le patron de Paris 2024 a aussi annoncé des sessions de découverte de disciplines sportives dans les écoles, organisées par les clubs.



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