les Bleues déçoivent à nouveau face au Brésil

les Bleues déçoivent à nouveau face au Brésil



Au lendemain de leur défaite surprise contre la Corée du Sud (29-27), les handballeuses françaises ont encore déçu en concédant le match nul face au Brésil (19-19) dans leur deuxième match du Mondial, dimanche 1er décembre à Yamaga, au Japon. Après cette deuxième contre-performance d’affilée, les Bleues sont en plein doute, et risquent l’élimination dès le premier tour.

On pensait que ce nouveau match contre une équipe qui ne fait pas partie des candidates au podium allait leur donner l’occasion de réagir. Au contraire, les championnes du monde et d’Europe se sont enlisées, et sans un grand match de la gardienne Amandine Leynaud (douze arrêts), elles auraient encore chuté. « Il y a un petit malaise. Ce n’est pas facile car les joueuses sont pleines de bonne volonté, mais elles n’ont pas trouvé la clé. On ne se l’explique pas. On a beau travailler, discuter, essayer de les encourager, notre jeu se délite dès qu’il y a des problèmes », a constaté le sélectionneur, Olivier Krumbholz.

Sur le plan arithmétique, la situation peut encore être retournée si la France gagne ses trois prochains matchs. Celui de mardi contre la très faible Australie ne devrait pas poser de difficultés ; tout se jouera contre l’Allemagne et le Danemark, en principe les deux adversaires les plus forts de la poule, jeudi et vendredi. Il faudra probablement l’emporter au moins une fois pour éviter une inimaginable sortie de route dès la première phase, et deux fois pour conserver de bonnes chances d’accéder au dernier carré après la deuxième phase de poules.

Dans le jeu, c’est une métamorphose qui est demandée, car les Bleues, si brillantes lors des triomphes du Mondial 2017 et de l’Euro 2018, sont pour le moment redevenues une équipe quelconque. « On se croirait ramené sept ou huit ans en arrière ! », a résumé Olivier Krumbholz.

Une attaque en difficulté

Le secteur le plus sinistré est l’attaque, catastrophique contre les Brésiliennes, surtout en seconde période, où les Bleues n’ont marqué que sept buts (12-9 à la pause) ! Lorsque le ballon n’était pas trop rapidement perdu, les tireuses ont toutes été en grande difficulté, à l’image d’Orlane Kanor (un but sur six tentatives). « On n’a pas réussi à se lâcher alors que c’était l’objectif. On a du mal à mettre de la continuité. Très peu de ballons arrivent à l’aile. On joue sur un tout petit secteur », a commenté Camille Ayglon.

Grâce Zaadi regrettait, elle, l’absence de réaction de l’équipe : « Je sors frustrée. On peut ne pas produire un beau jeu, mais le défi combatif on doit le relever. C’est l’identité de l’équipe de France d’être des joueuses orgueilleuses. Là, on n’a pas fait preuve de caractère. C’est ce qui me rend triste. »

On imaginait que ce championnat du monde serait compliqué du point de vue mental tant il est ardu de se maintenir sur la brèche, surtout à quelques mois de l’objectif suprême, les Jeux olympiques de Tokyo. C’est d’abord « en essayant de remettre les têtes à l’endroit », comme l’a demandé Olivier Krumbholz, que les Françaises pourront déclencher un sursaut.

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