Nancy Pelosi, le cauchemar du mâle alpha

Nancy Pelosi, le cauchemar du mâle alpha


La « speaker » démocrate de la Chambre des représentants a affronté avec méthode et succès l’occupant de la Maison Blanche lors du plus long « shutdown » de l’histoire.

La « speaker » démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, à Washington, le 25 janvier.

En janvier 2007, George W. Bush avait commencé son discours sur l’état de l’Union par un hommage appuyé à la femme qui occupait pour la première fois de l’histoire des Etats-Unis le fauteuil de speaker de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Lorsque son tour reviendra dans les prochains jours, il est possible que Donald Trump se montre plus laconique à l’endroit de celle qui a retrouvé ce même fauteuil à l’issue des élections de mi-mandat, en novembre. Il lui doit en effet la plus cuisante de ses défaites depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Tout au long des cinq semaines du plus long blocage partiel du gouvernement fédéral, Nancy Pelosi a procédé avec méthode face à un président qui marchait à l’instinct. « On commence toujours par la plume avant d’arriver au marteau », a-t-elle commenté après-coup. Chirurgicale quand il restait brouillon. Impavide lorsqu’il éructait sur son compte Twitter pour obtenir le financement du « mur » qu’il veut construire à la frontière avec le Mexique et que la démocrate lui refusait.

Donald Trump a commencé à s’épuiser à force d’agitation et de sondages défavorables, et la speaker a porté son attaque, suggérant le report de ce discours traditionnel que le président attend pour pouvoir parader en prime time. De mauvaise grâce, il a plié une première fois en acceptant sa décision, puis une seconde en mettant fin à un « shutdown » qui menaçait d’ouvrir un front au sein du Parti républicain. Sans avoir rien obtenu. Rares ont été ceux qui ont défendu par la suite une tactique jugée stupide.

Le président n’apprécie guère les femmes de pouvoir

Comme en témoignent ses relations glaciales avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président n’apprécie guère les femmes de pouvoir. Pendant les primaires républicaines, ses seuls arguments contre l’unique candidate, Carly Fiorina, ancienne patronne de Hewlett-Packard, avaient porté sur son physique. Il s’est imposé en mâle dominant au…



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