un peu de street art, beaucoup d’incertitudes et du Japon à la folie

un peu de street art, beaucoup d’incertitudes et du Japon à la folie


Plus que trois jours avant le premier quart de finale entre l’Angleterre et l’Australie. En attendant, on vous emmène faire un petit tour au Japon.

Par Publié hier à 20h31, mis à jour hier à 22h26

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C’est vu

S’il y en a un qui survivra à ce Mondial, c’est bien « Bak-San ». Si vous ne le connaissez pas encore, c’est que vous n’avez pas bien regardé la Coupe du monde : à chaque match, ce supporteur passionné de rugby se peint à même le corps le maillot des équipes engagées. Hiroshi Moriyama, de son vrai nom, âgé de 53 ans, a demandé de l’aide à sa femme pour réaliser ces œuvres d’art, qu’un street-artiste a décidé d’immortaliser avec un tag à l’effigie du supporteur dans les rues de Tokyo.

C’est incertain

L’ailier du XV de France Damian Penaud, qui souffre de douleurs dans la zone du pubis depuis plusieurs jours, a été le seul joueur absent à l’entraînement mercredi après-midi à Oita. Sa titularisation pour le quart de finale, dimanche, face au Pays de Galles (9 h 15) est incertaine : Aliverati Raka pourrait le remplacer.

En revanche, Antoine Dupont, souffrant du dos ces derniers jours, a bien rechaussé ses crampons pour se remettre en jambes avec les Bleus.

C’est dit

« Je suis très tenté de dire, même si je n’irai probablement pas aussi loin, que c’est quasiment du colonialisme. »

Alors que les Fidji, les Tonga et les Samoa sont une troisième fois absentes des quarts de finale du Mondial, le patron de la fédération de rugby néo-zélandaise, Brent Impey, n’y est pas allé de main morte avec les clubs européens, les accusant de faire pression sur les joueurs du Pacifique pour qu’ils ne représentent pas leurs pays natals.

Ces équipes des îles sont amputées de leurs meilleurs joueurs, qui choisissent de représenter le pays où ils jouent en club, la plupart du temps en Europe. Le règlement actuel empêchant de changer de sélection, ces joueurs ne peuvent retourner dans leur pays d’origine.

« Il devrait y avoir une règle d’éligibilité permettant aux joueurs ayant représenté une équipe du Tiers 1 (top 10 mondial), telle les All Blacks, de pouvoir, après disons un an, jouer pour leur pays d’origine. a déclaré Brent Impey à Radio New Zealand. Imaginez comment les Tonga seraient plus forts avec [le All Black] Charles Piutau, et les Samoa avec des joueurs comme [le All Black] Steven Luatua… La différence aurait été énorme. »

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C’est noté

5

C’est le nombre de pénalités réussies par Romain Ntamack lors de la phase de poule, ce qui le classe troisième au rang des joueurs ayant eu le plus de succès à cet exercice depuis le début du Mondial.

C’est pas terminé

Les Japonais célèbrent leur victoire sur l’Ecosse lors de leur dernier match de phase de poule, qui les qualifie pour la première fois pour les quarts de finale.
Les Japonais célèbrent leur victoire sur l’Ecosse lors de leur dernier match de phase de poule, qui les qualifie pour la première fois pour les quarts de finale. KEVIN COOMBS / REUTERS

Si le Japon a bien battu l’Ecosse et s’est offert une place historique en quart de finale (28-21), l’affaire entre la Fédération écossaise et World Rugby, elle, n’est pas encore pliée.

World Rugby a confirmé, mardi, la citation pour mauvais comportement de la Fédération écossaise, dont les dirigeants avaient menacé l’instance de poursuites si le match décisif de l’Ecosse pour la qualification contre le Japon dimanche avait été annulé à cause du typhon Hagibis.

« Le dossier sera examiné par une commission indépendante et la Rugby World Cup s’abstiendra de tout commentaire dans l’attente de la décision », a affirmé l’instance dans un communiqué. « Scottish Rugby s’interroge pour savoir si la qualification de mauvaise conduite est appropriée pour l’affaire en question », a répondu à son tour la fédération concernée par communiqué interposé. La guerre est déclarée.

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C’est la pénurie

Les Brave Blossoms ont conquis tout un peuple et sont en passe de transformer le rugby en sport national. Selon World Rugby, plus de 200 000 maillots de l’équipe de Michael Leitch ont été vendus à ce jour, mais la demande reste toujours supérieure aux stocks.

« Les maillots du Japon partent comme des petits pains, a raconté à Reuters Danny Robinson, le manager de la boutique de Tokyo, mercredi 16 octobre. On a même dû rapatrier ceux qui ne se sont pas vendus dans les stades, on a vidé la boutique Canterbury, on fait venir de nouveaux exemplaires dès que l’on peut. Mais, malheureusement, il semblerait que la majorité des maillots de la sélection soient déjà vendus. »

Le Japon affrontera l’Afrique du Sud pour son quart de finale dimanche (12 h 15) et espère s’offrir un deuxième exploit face aux Springboks, comme lors du Mondial de 2015 (34-32).

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